Revisiter la satire Nosferatu « Shadow of the Vampire »

Les théories font partie intégrante de la culture des fans de cinéma. Les cinéphiles passent d’innombrables heures à revoir des films pour repérer les séquences ou les plans qui peuvent faire partie d’un sens caché ou d’une réalité que l’on ne remarquerait pas au premier visionnage.

Qu’il s’agisse d’un personnage important qui est secrètement le fruit de l’imagination ou de la filmographie d’un réalisateur qui se déroule dans un seul univers, les théories des fans offrent une toute nouvelle perspective sur un film et une source de divertissement. Certaines théories commencent par une proposition d’interprétation faite à la sortie d’un film, pour ensuite être développées et développées par d’autres pendant des années.

Les films de toute époque ou genre sont ouverts aux théories; ceux des périodes cinématographiques antérieures sont empreints d’une aura de mystère et de frisson. Toute ambiguïté présente dans l’intrigue d’un film ou dans le processus de tournage accueille les théories pour tenter de combler les vides et d’attirer l’attention.

Un film historique qui illustre cela est Nosferatu, l’adaptation non autorisée par FW Murnau du roman d’horreur Dracula de Bram Stoker, publié en 1897. Le film parle d’un agent immobilier qui doit protéger sa femme de son employeur, le comte Orlok (Max Schreck), qui est secrètement un vampire.

Alors, quelle est la théorie entourant ce chef-d’œuvre allemand ?

Il s’agit de la vedette, Schreck (fait amusant : « Schreck » dérive du mot allemand pour la peur ou la terreur), que certains pensaient être un peu trop doué pour jouer un vampire suceur de sang. La « vraie » forme de l’acteur a été remise en question dans Shadow of the Vampire, une comédie en stop motion mettant en vedette John Malkovich et Willem Defoe. L’intrigue du film entretient la théorie selon laquelle Schreck était un vrai vampire qui se nourrissait du sang des acteurs et de l’équipe en guise de paiement pour avoir joué dans le film.

La preuve qu’offre le film est montrée à travers le comportement mystérieux de Schreck (Defoe) lors du tournage de Nosferatu. Il ne peut être vu que maquillé, ne doit être filmé que la nuit et ne brise jamais le personnage. Bientôt, les preuves deviennent plus convaincantes et troublantes, car du sang en bouteille se trouve parmi les possessions de Schreck.

Il y a bientôt la révélation choquante que Schreck ne se contente pas de représenter un vampire dans une fiction. C’est en fait un vampire.

Le film dépeint des membres de la distribution et de l’équipe tués par Schreck pour satisfaire son goût pour le sang. Le réalisateur (Malkovich) ne se préoccupe que de créer le film de vampires le plus authentique de tous les temps, même si Nosferatu n’avait pas beaucoup de concurrence à comparer en termes de médias sur les vampires. Shadow of the Vampire explore le trope de l’artiste obsédé et engagé à travers cette hyper-caractérisation de Murnau.

Même si Shadow of the Vampire est retombé au point d’être oublié, c’est toujours un film amusant à revisiter si votre niche est les théories de décors de films qui font écho aux événements du film réel. Son contenu reflète plusieurs théories de fans dans le genre horreur. Celles-ci incluent l’idée que l’ensemble de L’Exorciste était en fait possédé et maudit par un démon, et la théorie, bientôt prouvée, selon laquelle les squelettes du cimetière de Poltergeist étaient réels.

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